Sommaire de l'article
- Vue d’ensemble des 10 jours
- Jours 1 à 3 : Katmandou et sa vallée
- Le jour 2 : la vieille ville
- Le jour 3 : stupas et cités newars
- Jour 4 : de Katmandou à Pokhara
- Jours 5 à 8 : le trek de Poon Hill
- Permis et organisation
- Étape 1 : vers Ghorepani
- Étape 2 : lever de soleil à Poon Hill
- Étapes 3 et 4 : redescente par les villages
- Jour 9 : retour à Pokhara et repos
- Jour 10 : retour à Katmandou
- Quel budget prévoir ?
- Conseils pour réussir ce circuit
- Variantes selon votre profil
- Conclusion
Dix jours, c’est court pour un pays qui compte parmi ses reliefs certains des plus hauts sommets de la planète. C’est pourtant la durée de nombreux séjours, et on peut y loger l’essentiel d’une première découverte : les temples et les places de la vallée de Katmandou, l’ambiance détendue de Pokhara et quatre jours de marche en direction de Poon Hill, un belvédère réputé pour ses panoramas sur les Annapurnas et le Dhaulagiri.
Cet itinéraire s’adresse aux voyageurs qui veulent goûter à la montagne sans s’engager dans un grand trek de deux semaines. Il convient aux marcheurs occasionnels, à condition d’accepter des journées de marche bien remplies. Si vous disposez de plus de temps, notre itinéraire de deux semaines ajoute Bandipur et le parc de Chitwan. Pour comparer les autres randonnées de la région, consultez notre guide du trek des Annapurnas.
Vue d’ensemble des 10 jours
Voici le plan général, que nous détaillons ensuite :
- Jours 1 à 3 : arrivée à Katmandou, visites de la vieille ville, des temples et de la vallée.
- Jour 4 : trajet vers Pokhara, installation au bord du lac.
- Jour 5 : départ vers le point de départ du trek, première étape de marche.
- Jours 5 à 8 : trek de Poon Hill, avec nuits en lodges de village.
- Jour 9 : retour à Pokhara, repos et dernière soirée au bord du lac.
- Jour 10 : retour vers Katmandou et vol international.
Le point faible de ce plan, c’est la marge de sécurité : un vol intérieur annulé ou un glissement de terrain en saison humide peut tout décaler. Ne réservez pas un vol international le jour 10 sans une large marge, ou ajoutez une nuit tampon à Katmandou si votre calendrier le permet.
Jours 1 à 3 : Katmandou et sa vallée

Le premier contact avec Katmandou est souvent déroutant : circulation dense, klaxons, poussière, ruelles étroites, couleurs et parfums. Laissez-vous un temps d’adaptation. Le premier jour est consacré à la récupération après le vol et à une promenade dans le quartier de Thamel, où se trouvent la plupart des guesthouses, des agences de trek et des boutiques d’équipement. Pour choisir votre quartier, lisez notre article où dormir à Katmandou.
Le jour 2 : la vieille ville
La place Durbar de Katmandou rassemble d’anciens palais royaux et de nombreux temples de style newar. Une partie du patrimoine a été endommagée lors du séisme de 2015, et la restauration est toujours en cours : certains monuments sont encore entourés d’échafaudages. De là, on rejoint à pied les ruelles du vieux centre et ses petits sanctuaires de quartier. Pour un programme détaillé, voyez notre article que faire à Katmandou.
Le jour 3 : stupas et cités newars
Deux autres sites incontournables sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO : le stupa de Boudhanath, centre de la communauté bouddhiste tibétaine, et Swayambhunath, le « temple des singes », perché sur une colline. Si vous préférez consacrer une demi-journée aux cités voisines, Patan et Bhaktapur sont proches de la capitale et gardent une atmosphère plus calme, comme le détaille notre article visiter Bhaktapur et Patan. Vous ne pourrez pas tout voir en trois jours : choisissez deux ou trois sites plutôt que de courir.
Hôtels à Katmandou
Comparez les guesthouses et hôtels de la capitale, leurs avis et leur emplacement avant de réserver vos premières nuits.
Jour 4 : de Katmandou à Pokhara

Deux options s’offrent à vous. L’avion est le plus rapide : le vol dure environ une demi-heure, mais il dépend de la météo et peut être retardé. La route, qui fait un peu plus de 200 km, traverse des vallées et longe des rivières, mais elle prend généralement de 6 à 8 heures selon le trafic, les travaux et la saison. Les bus touristiques et les véhicules privés avec chauffeur sont les solutions les plus courantes.
Notre conseil : prenez la route à l’aller si vous aimez les paysages, ou l’avion si vous voulez gagner une demi-journée pour le trek. En saison des pluies, les glissades de terrain sont possibles : renseignez-vous sur l’état de la route auprès de votre logement.
À Pokhara, installez-vous dans le quartier du lac, appelé Lakeside. La ville est plus décontractée que la capitale : cafés, restaurants, boutiques d’équipement et vue sur la chaîne des Annapurnas par temps dégagé. Si vous arrivez en début d’après-midi, profitez-en pour préparer votre trek : louer ou acheter ce qui vous manque, retirer de l’argent liquide (les distributeurs sont rares sur les sentiers), laisser en consigne les affaires inutiles et vérifier les permis. Notre article sur la liste d’équipement vous aidera à ne rien oublier.
Vols vers Katmandou
Les vols vers le Népal comportent généralement une ou plusieurs escales : comparez durées et horaires avant de réserver.
Jours 5 à 8 : le trek de Poon Hill

Le trek de Ghorepani – Poon Hill est l’une des randonnées les plus populaires du Népal parce qu’elle est courte, bien desservie par des lodges et qu’elle offre, en quelques jours, des vues spectaculaires. Poon Hill est un belvédère situé aux environs de 3 200 mètres d’altitude, bien plus bas que les grands cols du pays, ce qui limite en principe les risques liés à l’altitude, sans les supprimer. Le trek se fait généralement en quatre jours, mais plusieurs variantes existent.
Sécurité : même à cette altitude, écoutez votre corps. Un mal de tête persistant, des nausées ou une grande fatigue anormale sont des signaux à ne pas ignorer. En cas de doute, redescendez et demandez conseil. Parlez de votre projet à votre médecin avant le départ.
Permis et organisation
Les Annapurnas se trouvent dans une zone de conservation qui exige des permis, que l’on obtient généralement à Katmandou ou à Pokhara auprès des organismes agréés. Les règles, les tarifs et l’obligation éventuelle d’être accompagné d’un guide ont évolué ces dernières années : vérifiez la situation à jour avant de partir, auprès de votre agence ou d’un office officiel. Prévoyez des photos d’identité et des copies de votre passeport.
Vous pouvez organiser le trek vous-même, en réservant les lodges au jour le jour, ou passer par une agence locale, qui s’occupe des permis, du transport et du guide. La seconde formule est plus simple et plus rassurante pour une première expérience en montagne.
Étape 1 : vers Ghorepani
La route depuis Pokhara conduit en quelques heures au départ du sentier. La première étape est la plus exigeante : la montée traverse des villages, des rizières en terrasses et des forêts de rhododendrons, avec de très nombreuses marches en pierre. Prévoyez de partir tôt et de marcher à votre rythme. La nuit se passe dans un lodge de village, avec des chambres simples et souvent peu chauffées.
Étape 2 : lever de soleil à Poon Hill
C’est le moment fort du trek. La montée à Poon Hill se fait avant l’aube, à la lampe frontale, pour assister au lever du soleil sur la chaîne de l’Himalaya. Emportez des vêtements chauds : il peut faire très froid à l’aube, et le sommet est exposé au vent. Après le lever du soleil, retour au lodge pour le petit-déjeuner, puis départ vers l’étape suivante.
Étapes 3 et 4 : redescente par les villages
La suite du circuit dépend de la variante choisie : certains marcheurs redescendent par un village réputé pour son architecture traditionnelle de pierre et ses vues sur les montagnes, d’autres retournent directement vers la route. Les sentiers sont bien fréquentés, mais les marches en descente sont éprouvantes pour les genoux : des bâtons de marche sont un vrai plus.
Pour une vue d’ensemble des autres treks de la région, de la boucle complète au sanctuaire des Annapurnas, lisez notre comparatif des circuits dans les Annapurnas.
Treks et randonnées autour de Pokhara
Treks guidés, excursions à la journée et activités autour de Pokhara, avec annulation gratuite sur la plupart des offres.
Jour 9 : retour à Pokhara et repos

Après quatre jours de marche, une journée tranquille s’impose. Pokhara est l’endroit idéal : massage, balade en barque sur le lac Phewa, café avec vue sur les montagnes. Si le temps est dégagé, vous pouvez aussi monter à un belvédère ou à la Pagode de la Paix pour une dernière vue d’ensemble sur la vallée. Retrouvez d’autres idées dans notre article que faire à Pokhara.
C’est aussi le moment de rembourser les éventuelles locations d’équipement, de récupérer vos affaires en consigne et de dîner dans l’un des nombreux restaurants du quartier du lac. La cuisine locale est excellente après un trek : un dal bhat copieux ou des momos feront l’affaire. Notre article sur la cuisine népalaise détaille les plats à essayer.
Jour 10 : retour à Katmandou
Le dernier jour est celui de tous les risques : un vol intérieur retardé ou une route bloquée peut compromettre votre correspondance. Prenez le vol du matin si vous partez le soir, ou gardez une nuit supplémentaire à Katmandou avant votre vol international. Si vous avez pris la route à l’aller, l’avion au retour est une bonne solution.
Quel budget prévoir ?
Le Népal reste une destination où l’on peut voyager à des prix raisonnables, mais le trek, les permis, les vols intérieurs et le logement font monter la note. Les ordres de grandeur évoluent chaque année : consultez notre article sur le budget au Népal pour des repères à jour. Les principaux postes sont les suivants :
- Le vol international, qui pèse le plus lourd selon la saison.
- Le trek : permis, transport, guide éventuel, lodges et repas.
- Les vols ou bus intérieurs entre Katmandou et Pokhara.
- Les visites : les sites de la vallée de Katmandou sont généralement payants pour les étrangers.
Une assurance voyage couvrant la randonnée en montagne et l’évacuation sanitaire est vivement recommandée : vérifiez attentivement l’altitude maximale couverte par votre contrat. Vous pouvez comparer des offres sur Chapka Direct.
Conseils pour réussir ce circuit
- Partez dans la bonne saison. Le printemps et l’automne sont les plus favorables. Voir quand partir au Népal.
- Vérifiez vos formalités. Visa et passeport doivent être prêts avant le départ : consultez nos formalités pour le Népal.
- Voyagez léger. En trek, chaque kilo compte, et les vols intérieurs limitent le poids des bagages.
- Buvez régulièrement et traitez l’eau avant de la boire.
- Gardez de la marge dans votre calendrier pour les retards.
- Respectez la culture locale : habillez-vous de façon appropriée dans les temples et demandez avant de photographier des personnes.
Pour une vue d’ensemble de la destination, retrouvez notre guide complet du Népal.
Variantes selon votre profil
Si vous n’êtes pas marcheur, remplacez le trek par deux jours à Pokhara et une excursion à la journée : les vues sur les montagnes sont accessibles sans longue marche. Si vous aimez la nature, vous pouvez à l’inverse supprimer une journée à Katmandou pour ajouter une nuit en lodge. Enfin, si vous voyagez en famille avec de jeunes enfants, mieux vaut réduire l’étape de trek ou la remplacer par une randonnée à la journée.
Conclusion
Dix jours au Népal, c’est un voyage dense, mais réalisable : la culture de la vallée de Katmandou, l’ambiance de Pokhara et une immersion en montagne sur le sentier de Poon Hill. L’essentiel est de ne pas vouloir tout voir, de garder de la marge et de préparer soigneusement votre équipement et vos permis. Le reste se vit sur place, au rythme des villages et des sommets.
Questions fréquentes
Dix jours suffisent-ils pour visiter le Népal ?
Dix jours permettent de voir l'essentiel d'une première visite : la vallée de Katmandou, Pokhara et un trek court dans les Annapurnas. Il faut accepter de faire des choix, car les routes sont lentes et les vols intérieurs parfois retardés. Les parcs du Terai comme Chitwan ou les grands treks de l'Everest demandent davantage de temps.
Faut-il être sportif pour le trek de Poon Hill ?
Non, c'est l'un des treks les plus accessibles du pays, mais il reste une vraie randonnée : plusieurs heures de marche par jour et des centaines de marches de pierre, surtout la montée vers Ghorepani. Une bonne condition physique de base suffit, et des chaussures déjà rodées sont indispensables.
Quel permis faut-il pour le trek de Poon Hill ?
La région des Annapurnas demande des permis (permis de la zone de conservation et carte d'enregistrement des trekkeurs) qui s'obtiennent généralement à Katmandou ou à Pokhara. Les règles et les tarifs évoluent : vérifiez-les auprès d'un office officiel ou de votre agence avant de partir.
Faut-il un guide pour Poon Hill ?
Le sentier est bien balisé et fréquenté, donc beaucoup de voyageurs le font sans guide. Ces règles ayant changé ces dernières années, renseignez-vous avant le départ sur les obligations en vigueur. Un guide reste utile pour la sécurité, les logements en haute saison et la compréhension de la culture locale.
Quelle est la meilleure période pour ce circuit ?
Le printemps (mars à mai) et l'automne (octobre et novembre) offrent généralement les meilleures conditions de visibilité et de température. La mousson, de juin à septembre environ, rend les sentiers boueux et les vues plus rares. L'hiver est possible mais froid en altitude.
Faut-il prendre l'avion ou la route entre Katmandou et Pokhara ?
Le vol dure environ une demi-heure mais dépend de la météo et peut être retardé ou annulé. La route fait un peu plus de 200 km et prend généralement de 6 à 8 heures selon le trafic. Beaucoup de voyageurs prennent le bus ou un véhicule privé à l'aller pour voir le paysage, et l'avion au retour pour gagner du temps.